11, rue Payenne
Paris
France
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Sculptures ![]()
La résistance du matériau, sa dureté,
mais aussi sa malléabilité, la lourdeur de son
travail, la possibilité de polir sa surface, de lui donner
des aspects variés, m'ont incité à explorer
ses limites et, après quinze années de recherches,
je peux dire qu'il n'y en a pas. Plus on apprend à connaître
le matériau plus on découvre de moyens à
explorer. Il est possible de donner forme dans la pierre à de grands événements avec de très petits moyens. Une fente divise le matériau et ouvre de nouvelles possibilités. Et, toujours, il faut savoir que ce qui est fait est fait, qu'il n'est pas possible de revenir en arrière pour rétablir le tout. Un léger décalage témoigne de possibilités de changements. De faibles inclinaisons apportent un sentiment de mouvement au matériau en soi si stable. La plus petite fissure permet à l'air et à la lumière de passer et il se crée au sein de l'obscurité de la pierre un espace aéré et léger. Les détails sont la clé de l'expérience. On y découvre la manière de penser de l'artiste, son tempérament, son caractère, ils révèlent sa sensibilité et sa dextérité. La totalité y puise son importance, les nombreux petits détails nous procurent inconsciemment une confiance qui nous apprend à l'appréhender.
Installation ![]() "Cellule du Temps - les temps primitifs rencontrent le temps présent" voici le titre de l'oeuvre principale que Johan Lagergård présente au Centre culturel suédois du 16 novembre 1999 au 9 janvier 2000. Ce que vous sentez de prime abord face à l'oeuvre est une franche odeur de bois d'un objet en relief long de H mètres et haut de 3 mètres aux allures d'un navire, construit cil planches de mélèze superbement oxydées. Cette immense installation est une interprétation du temps, du temps ancien linéaire, s'écoulant lentement, coupé par le déroulement rapide de notre contemporain. Johan Lagergård construit d'une manière très
concrète un modèle du monde, où le paysage
avec ses troupeaux |